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Impression 3D et chirurgie

Avancées médicales et développement technologique vont de pair depuis de nombreuses années pour le plus grand intérêt des patients qui portent tous leurs espoirs sur les progrès de la médecine afin d’être soigné et guéris. L'impression 3D, nouvelle venue dans le domaine médical, risque de chambouler beaucoup de domaines tels que la chirurgie réparatrice, orthopédique mais aussi esthétique. Des chercheurs de l'École polytechnique fédérale de Zurich ont obtenu, à partir d’une imprimante 3D, une structure de nez à incorporer à l’organisme humain.

Un cartilage de nez composé de biopolymère

A l'École polytechnique fédérale de Zurich, en Suisse, les pensionnaires du laboratoire de recherche sur le développement et la régénération du cartilage ont réalisés un petit miracle. Ils ont réussi à créer, à partir d’une imprimante 3D, un cartilage de nez composé de biopolymère et de vrai cartilage humain. Cet exploit ouvre de nouveaux horizons puisque le résultat obtenu est avantageux en termes de comptabilité.

En effet la conception de tels « implants » limite les risques de rejets puisqu’ils sont composés de cellules du patient. Au fur et à mesure, le cartilage conçu sera intégré et assimilé à l’organisme du patient. « Cartilage d’origine et cartilage imprimé seront confondus et ne pourront pas être différenciés » affirment les chercheurs du laboratoire de recherche sur le développement et la régénération du cartilage. Les chirurgiens pourront ainsi corriger les défauts esthétiques du nez plus efficacement et obtenir un meilleur temps de récupération pour les patients.   

Toute innovation a un prix

 

Comme toute avancée technologique et comme toute innovation, le prix d’une telle opération est encore très couteux pour les patients mais aussi pour les structures hospitalières. Un handicap financier qui sera largement dépassé dans le futur de par l’importance d’une telle innovation. Les champs d’activités sont illimités et de nouvelles opportunités s’ouvrent pour des opérations sur d’autres organes.  « Le potentiel de la bio-impression 3D va encore se développer à l'avenir, jusqu'à devenir la technologie ultime permettant aux patients de recouvrer la santé » estime Matti Kesti, responsable du projet. 

D’autres praticiens comme le chirurgien maxillo-facial Clément Ernoult, utilisent déjà l’impression 3D et tendent à montrer que l’outil sera, à moyen et long terme, indispensable. Le chirurgien utilise, à partir de scanners du visage de ses patients, des pièces osseuses imprimées avec une extrême précision pour préparer ses interventions chirurgicales. Le gain de temps et la précision qui en découlent sont bénéfiques aux chirurgiens, à l’hôpital mais aussi aux patients qui voit son temps de récupération diminuer fortement.

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